C35 J20 – la pouffe qui vivait en moi

Grandement flattée par la nomination de Simone dont la clairvoyance a su déceler en moi la pouffiasse cachée, je relève le défi inventé par Madame Ourse et vous révèle donc ici 3 anecdotes qui illustrent ma pouffiasserie refoulée. Elles sont  extraites de mon adolescence perturbée où j’excellais dans l’art vulgaire de la pouffe attitude.  

Ça fait longtemps que j’ai fait taire la teenage bitch qui vit en moi. J’ai quitté le poum-poum short, les talons compensés, les brassières et les mèches décolorées pour un attirail plus confortable de fille charmante et attentionnée. Il y a encore quelques couteaux aiguisés sous ma robe, un trait de vulgarité, une part d’égoïsme et peut-être même un soupçon de méchanceté, mais j’en use avec sobriété. La vraie pouffiasse j’ai assez donné :

> à 12 ans, c’était carrément le concours de pouffes au collège. Les chouineuses bcbg du 1er rang même pas 1ères de la classe (la 1ère c’était moi) avaient offert du shampooing et du dentifrice à une copine à moi, qu’elles devaient trouver trop grunge. Avec ma copine Diane (qui est restée la meilleure) on a attrapé la chef de bande des chouineuses devant le collège pour lui déverser l’intégralité des produits dans les cheveux. Elle a chouiné pour de vrai, faut dire qu’elle avait commencé. 

> A 14 ans, je sortais avec un mec qui était pas un ange mais qui m’aimait. Le soir de mon anniversaire, je l’ai trompé sous ses yeux avec mon meilleur ami. Il a quitté la fête, je lui ai courru après dans la rue le suppliant de me reprendre (j’avais le sens du melodrama). Il a fini par accepter. Je l’ai retrompé deux semaines plus tard. Avec le même.

> A 15 ans, j’étais en internat loin de chez moi. J’avais une bonne copine qui s’appelait comme moi et chez qui je dormais parfois. On allait en boîte. Une nuit j’ai flirté avec le mec qui venait de la quitter. Elle avait dit qu’elle s’intéressait plus à lui, et j’avais fait semblant de la croire. Notre amitié s’est brisée cette nuit-là. Pour un mec type quarterback américain qui se faisait appeler Bouba… 

Dame Nature si tu me lis, toi qui t’y connais rayon pouffiasse, puissent ces frasques adolescentes flatter ta méchanceté et m’accorder pour services rendus à la putasserie le badge de future maman. Merci.

Je nomme à mon tour trois de mes bloggueuses préférées, dont il est difficile d’imaginer la pouffiasserie cachée derrière leur douce personnalité :

Victorienne 

Sol

Psychota 

Que ce défi détourne un peu votre esprit de l’attente angoissée qui étire les journées ces temps-ci. 

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12 réflexions sur “C35 J20 – la pouffe qui vivait en moi

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